En bref. L'ambulance transporte le patient allongé, avec un équipage formé et du matériel. Le VSL (véhicule sanitaire léger) transporte assis, avec un professionnel du transport sanitaire. Le taxi conventionné transporte assis également, mais il s'agit d'un taxi ayant signé une convention avec l'Assurance Maladie, sans mission de soin.
L'ambulance : le transport allongé
Une ambulance est un véhicule agréé, conduit par un équipage de deux personnes dont au moins un auxiliaire ambulancier ou un diplômé d'État. Le patient voyage allongé sur un brancard. L'équipage peut installer de l'oxygène si c'est prévu, surveiller l'état du patient pendant le trajet et assurer le portage dans un escalier.
C'est le véhicule indiqué quand rester assis n'est pas possible : après une intervention lourde, pour un transfert entre deux établissements, ou lorsque l'état du patient impose une surveillance pendant le trajet.
Une ambulance programmée n'est pas une ambulance d'urgence. Les deux existent, mais elles ne se demandent pas au même endroit : pour une urgence, c'est le 15 ou le 112.
Le VSL : le transport assis avec un professionnel du sanitaire
Le véhicule sanitaire léger est une voiture aménagée et identifiée, conduite par un professionnel du transport sanitaire. Le patient voyage assis, comme dans une voiture, mais il est pris en charge : aide pour sortir du domicile, accompagnement jusqu'au service, attente si le protocole le prévoit.
Un fauteuil roulant n'exclut pas le VSL tant qu'un transfert vers le siège reste possible. Si le transfert est impossible, il faut un autre type de véhicule : c'est un point à signaler avant l'appel, pas à la porte du domicile.
Le VSL peut transporter plusieurs patients sur un même trajet lorsque les destinations le permettent. C'est un usage courant sur les séances répétées.
Le taxi conventionné : un taxi, pas un véhicule de soin
Un taxi conventionné est un taxi ordinaire dont l'entreprise a signé une convention avec l'Assurance Maladie. Le véhicule n'a rien de sanitaire, le chauffeur n'a pas de mission de soin : c'est le conventionnement, et lui seul, qui permet la prise en charge du trajet.
Il convient à un patient autonome, capable de monter et de descendre seul, pour une consultation ou un examen. Le mode de transport est indiqué par le médecin sur la prescription : ce n'est pas au patient de le choisir lorsqu'un remboursement est en jeu.
La bonne question à se poser
Plutôt que de choisir un nom de véhicule, décrivez la situation réelle : le patient peut-il tenir assis pendant toute la durée du trajet ? A-t-il besoin d'aide pour se lever, marcher, monter dans un véhicule ? Faut-il embarquer un matériel particulier ?
- Allongé obligatoire, oxygène, surveillance pendant le trajet : ambulance.
- Assis, mais avec besoin d'aide ou d'un professionnel formé : VSL.
- Assis, autonome, sur une prescription qui le prévoit : taxi conventionné.
- En cas de doute, décrivez la situation et laissez le transporteur confirmer : c'est lui qui engage sa responsabilité.
Questions fréquentes
Le VSL est-il moins bien remboursé que l’ambulance ?
Les conditions de prise en charge dépendent de la prescription et de votre situation, pas d'un classement entre véhicules. Les règles et les taux applicables sont publiés par l'Assurance Maladie : nous ne les reproduisons pas ici pour éviter d'afficher une valeur périmée.
Puis-je demander une ambulance parce que je préfère être allongé ?
Le mode de transport est déterminé par l'état du patient et, lorsqu'un remboursement est en jeu, par la prescription du médecin. Un transporteur peut refuser une course qui ne correspond pas à la situation décrite.
Un taxi ordinaire peut-il faire le trajet ?
Il peut vous transporter, mais sans convention avec l'Assurance Maladie, le trajet n'entre pas dans le dispositif de prise en charge des frais de transport. Vérifiez que l'entreprise est conventionnée si c'est ce que prévoit votre prescription.
